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rackham: Meilleurs produits
RACKHAM Au loup ! Chronique d'un retour
23 EUR
En Limousin, sur le plateau de Millevaches, après un siècle d'absence le loup revient. Certains éleveurs et habitants essayent d'identifier et expérimenter des solutions pour une cohabitation avec le prédateur, d'autres la refusent en bloc. Le scénario se répète, comme chaque fois que les loups refont surface quelque part. L'anticipation et la préparation de certains permettra-t-elle d'envisager plus sereinement des pistes de coexistence ?Après une enquête sur le terrain qui a duré plusieurs mois, Troubs propose un récit éclairant et plein d'humour sur la manière dont les pratiques d'élevage sont perturbées par le retour du prédateur, sur comment la question du pastoralisme nous concerne tous et enfin sur la nécessité de faire évoluer nos représentations du loup et concilier durablement préservation de l'espèce et activités humaines...
Rackham Palestine
33 EUR
En décembre 1991 et janvier 1992, pour connaître un autre point de vue que celui donné par les médias américains, Joe Sacco part en Palestine dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. De ses ren-contres dans les camps de réfugiés et les territoires occupés, il tirera un livre majeur qui marquera l'acte de naissance du journa-lisme en bande dessinée.Palestine offre un bouleversant témoignage humain et un docu-ment de première importance sur le conflit israélo-palestinien qui, à des années de sa première publication, n'a pas perdu une once de sa pertinence et de sa force. Cette édition de Palestine, désormais considéré comme un des grands classiques de la bande dessinée de reportage, est accompagnée d'une préface originale de l'intellectuel et critique littéraire palestinien Edward Said ; et d'un texte où Sacco commente les passages clé de son livre tout en fournissant un éclairage précieux sur sa méthode de travail. Cette partie introductive est illustrée par de nombreux documents tels des pages des carnets de l'auteur, des esquisses et des photos.
RACKHAM la jeune fille et la mort
25.4 EUR
Un homme marche lentement, un livre à la main, le long des quais de la Seine. Ses pensées le portent loin, dans les montagnes du Titteri, à l'école française de la zaouia de Madala, enveloppée d'une dense fumée qui étouffe tout : le paysage, les hommes, les animaux. Dans l'école, que le feu consomme lentement, rôdent les hommes qui ont «détourné les fleuves du Livre vers les sources de l'Enfer». Sous le soleil masqué par un dense écran noir, ils effacent - au tranchant d'une lame de couteau - la vie, la parole, la mémoire.Dans les pages de La jeune femme et la mort, Nabile Farès sublime, dans un texte aux forts accents poétiques, le drame qui a gorgé de sang sa terre natale d'Algérie et stigmatise une violence qui frappe les hommes en leur ôtant non seulement la vie mais aussi la parole, la mémoire et la dignité. Kamel Khélif ajoute une nouvelle dimension aux mots, en charge et amplifie le sens. Mêlant la puissance du geste à la finesse presque calligraphique du détail dans une matière maîtrisée à la perfection, Khélif déroule, page après page, les fils d'un récit à l'exceptionnelle puissance évocatrice. À chaque case, La jeune femme et la mort plonge le lecteur dans un univers visuel riche et complexe où paroles et images donnent un nouveau sens au mot bande dessinée.
RACKHAM hors d'atteinte
11.2 EUR
Dans un appartement cossu du centre ville, une jeune fille fume cigarette sur cigarette et essaye de chasser la tristesse qui l'envahit. Quelqu'un sonne à la porte. Masque et collants pas de doutes, c'est le fameux vengeur masqué dont toute la ville parle ! Des souvenirs qu'elle croyait enfouis à jamais refont alors surface : la tristesse disparaît, la vie - la vraie, celle faite d'émotions et de sentiments - commence à nouveau..Particulièrement attiré par le "genre" super héros, qu'il considère comme le seul qui a été crée par et pour la bande dessinée, Rubin s'amuse à le démonter et en étudier le mode de fonctionnement. S'il a parfaitement intégré la leçon de Frank Miller, l'auteur remonte pourtant ce mécanisme en y ajoutant une touche poétique tout à fait personnelle.
RACKHAM Horreur cosmique
25 EUR
Pour échapper à l’ennui de leurs interminables veillées nocturnes, Igor et le Comte lisent Lovecraft, jouent de l'orgue et discutent de littérature fantastique. Soudain, ils sont interrompus par une visite inattendue : une fonctionnaire de la CAF vient faire un contrôle-surprise. Au village, on raconte des drôles d'histoires sur ce qui se passe au château. Pour continuer à recevoir ses allocations, le Comte doit donc rédiger et livrer immédiatement un rapport détaillé sur sa vie. La fonctionnaire zélée disparaît aussitôt, laissant les deux compères en proie à une profonde inquiétude... au loin, on entend les cris des villageois excités. Malgré tout, Igor rassure le Comte et l’aide à se coucher dans son cercueil ; puis part en ville se présenter aux bureaux de la Caisse pour résoudre tout seul le problème. Sans succès ! Sous prétexte de n’avoir pas fourni les renseignements demandés, Igor est arrêté et mis au pilori. La manoeuvre, qui vise en réalité à faire sortir le Comte de son château, est une réussite. À son réveil, inquiet pour l’absence prolongée d’Igor, le Comte décide de partir le chercher, bien décidé à ramener son ami à la maison…Réécriture très personnelle du roman de Bram Stoker, Horreur Cosmique cache, derrière son ton naïf et ses couleurs chatoyantes, une réflexion profonde sur notre société. Toujours subtil et drôle, ironique et poétique, Aapo Rapi s'interroge et nous interroge, en pointant du doigt le conformisme qui cache la peur de l’autre et l’exclusion.
RACKHAM Libye
22 EUR
Depuis une dizaine d'années, la question libyenne divise profondément l'opinion publique internationale, entre les adversaires et les partisans de l'intervention armée de 2011 qui a conduit à la chute de Kadhafi. À l'échelle européenne, les dissensions se cristallisent autour des migrants. D'un côté, certains croient que le flux ininterrompu de migrants vers les côtes méridionales du continent doit absolument être endigué et que les centres de détention - licites ou non - sont une solution. De l'autre, certains pensent que les migrants emprisonnés en Libye doivent fuir les camps et se mettre à l'abri des trafiquants et autres exploiteurs.Mais il faut se méfier de tout manichéisme : la réalité est plus complexe et il appartient à tout un chacun de s'en informer. Libye fait le portrait d'un pays bien différent de celui des médias et des réseaux sociaux. Il montre la Libye des Libyens, celle des files d'attente devant les banques en quête d'un argent dévalué. La Libye de ceux qui ont combattu le régime de Kadhafi et qui maintenant regrettent une époque où, au moins, ils se sentaient en sécurité et ne manquaient pas d'argent, d'électricité ou d'essence. La Libye des personnes âgées ayant traversé des années de dictature et qui aujourd'hui continuent à surveiller leurs arrières. La Libye des mères attendant à leur fenêtre leurs enfants qui ne reviendront pas. Ou encore la Libye des gens ordinaires en proie à une terreur quotidienne, soumises au chantages des milices, faisant face à des abus et des enlèvements.Les paroles de Francesca Mannocchi et les dessins de Gianluca Costantini ne cessent d'interroger notre propre sens moral. Aussi terrible soit-elle, l'histoire qu'ils racontent laisse malgré tout filtrer quelques notes d'espoir.
RACKHAM Le héros tome 1
29 EUR
Dès ses débuts, David Rubín a été fasciné par l'univers des super-héros qu'il considère comme le seul genre créé, par et pour la bande dessinée. Dans ses oeuvres précédentes (Hors d'atteinte, Le salon de thé de l'ours malais), Rubín multiplie les références au genre et à ses personnages, en particulier au Superman de Jack Kirby. Jouant avec la symbolique de cet univers, Rubín déstructure le super-héros et sonde sa psychologie, se penchant particulièrement sur ses points faibles, sur cette vulnérabilité qui le rend si "normal", si humain. Le héros est la mise en abîme ultime du super-héros, le retour aux sources de ce mythe contemporain à travers la relecture de la saga des Douze travaux d'Héraclès.Avec Le héros, formidable opus qui comptera plus de 500 pages une fois achevé (le deuxième volume est prévu pour le printemps 2013), Rubín s'affirme comme un des dessinateurs les plus talentueux de sa génération. On pourra apprécier son trait particulièrement dynamique et sa maîtrise du récit tout au long d'un espace narratif d'une ampleur, il faut le souligner, tout à fait exceptionnelle.
RACKHAM The Fixer - édition 2015
24 EUR
Lors de son premier voyage à Sarajevo en 1995, Joe Sacco fait la connaissance de Neven - un jeune serbo-bosniaque - qui devient bientôt son fixer attitré pendant le conflit en ex-Yougoslavie. Par ce terme (parfois traduit en français par le mot « fixeur ») on désigne le guide-interprète-chauffeur-négociateur devenu l'auxiliaire indispensable de tout journaliste de terrain qui couvre un conflit majeur. Entre Sacco et Neven s'établit bientôt une relation intense, rythmée par des demandes d'argent, des élans d'amitié sincère et, surtout, par de longs monologues où l'ancien baroudeur livre au reporter fraichement débarqué sa vérité sur une guerre qui va bientôt s'achever. The Fixer est avant tout un livre sur Neven et sur sa vision du monde. Ses contrevérités et ses omissions sont le point de départ d'une analyse des réactions de la société bosniaque face aux traumatismes de la guerre et, plus encore, face à l'après-guerre qui se prépare ; Joe Sacco ajoute ainsi une dimension supplémentaire à son remarquable travail d'investigation sur la guerre en ex-Yougoslavie et achève, comme l'a écrit Edward Saïd, un « véritable travail politique et esthétique d’une extraordinaire originalité ».Cette édition de The Fixer est précédée d’un texte de Joe Sacco qui retrace la genèse du livre à travers des extraits commentés de ses carnets, et suivie d'une interview inédite de Neven. Les notes de Sacco sur les personnages et les lieux , enrichies de dessins et de photographies, contribuent à fournir au lecteur un éclairage complet sur l’oeuvre et les circonstances de sa création.
RACKHAM tsunami
33.5 EUR
Le 26 décembre 2004 un terrifiant tsunami frappa l'Indonésie, le Sri Lanka et l'Inde. Lorsque les eaux se retirèrent, elles firent place à la douleur et à des paysages dévastés. Joydeb et Monyna Chitrakar (chitrakar signifie "peintre" en bengali), tenants de la tradition des rouleaux patua employèrent leur art pour créer Tsunami, un livre dédié à la mémoire des victimes de cette catastrophe . La langue d'eau du tsunami s'y déverse tout au long du rouleau emportant avec lui victimes innocentes, troupeaux et objets confondus. Les artistes décrivent le déroulement des événements, l'impuissance des hommes face aux éléments et parviennent par leur poésie à rendre toute l'émotion soulevée par cette tragédie.La tradition des rouleaux peints patua est un élément important de la culture bengali. Les conteurs, sorte de menestrels, se déplacent de village en village, réunissent les villageois auteur d'eux et content ou chantent, en déroulant leurs rouleaux, des histoires traditionnelles ou reprennent des événements de l'actualité pour leur donner une dimension universelle. Cette forme d'art, autrefois répandue aussi en Europe (il suffit de penser aux conteurs itinerants siciliens, qui se servaient - eux - de grands tableaux où le récit était découpé en cases comme dans une bande dessinée) et aujourd'hui confinée dans les musées, est encore bien vivante dans les états indiens du West Bengal et du Bihar. Le site de Hervé Perdriolle donne des informations sur cet art et en réproduit plusieurs exemples.Premier rouleau patua publié sous forme de livre, Tsunami a été conçu, imprimé en sérigraphie et relié à la main en Inde par l'atelier des éditions Tara à Chennaï, dans le respect des principes qui sous-tendent le commerce équitable.L'art patua se situe "à l'aube du cinéma et de la bande dessinée" (Hervé Perdriolle) et Tsunami ouvre une fenêtre sur une forme ancestrale au croisement des littératures graphiques et orales; pour cela s'insère parfaitement dans la démarche de la collection Le Signe Noir.Pour la réalisation du livre, la forme classique en rouleau de la peinture originale a été transposée dans un leporello (technique de pliage et de collage des formes d'un livre pour que le livre puisse s'ouvrir comme un accordéon) pour obtenir une oeuvre d'exceptionnelle qualité.
RACKHAM les mondes promis
23.3 EUR
Quatorze fables pour raconter les aventures intérieures d'un personnage en quête d'une forme de bonheur. Cet idéal le transforme en voyageur imaginaire. Conçu à quatre mains (Rosita Warlock écrit les textes et Mr Djub crée les images), Les Mondes Promis est un livre à tiroirs ou images & mots se répondent sur un mode symbolique, pour raconter l'épanouissement intérieur. Sous la forme de quelques fables, nées des voyages immobiles d'un personnage en quête de sens, voici un parcours d'esprit dont le cheminement fait apparaître les images. Ou peut-être est-ce le contraire. S'y dessinent dans les virages les quelques pistes de vie auxquelles l'imagination de notre personnage aspire. La villégiature pourra, certes, sembler modeste pour le lecteur. Elle aura néanmoins la prétention d'apprendre à notre héros sans qu'il s'aperçoive vraiment de cette étude. Le personnage central évolue ici à une allure variée, et sur deux échelles. La première est entièrement soumise aux conditions extérieures (l'ambivalence de ses deux sexes). La seconde est connectée sur l'immensité des possibles. La distance entre les deux reste une friche où libertés d'esprit et d'action campent. C'est la zone où l'ignorance, le manque, la difficulté et son cortège de souffrances se transforment en or, sous l'impulsion des désirs clarifiés. Celui qui a beaucoup vu peut avoir un peu sinon beaucoup retenu, tandis que patiemment l'univers le regarde grandir... Mr Djub a recommencé à faire des collages il y a 3 ans, d'abord agrandis et collés dans la rue, puis servant de décors au spectacle du « 78 RPM Selector », tandis que Rosita Warlock écrit la mythologie du spectacle et de ses personnages. L'idée du livre est née aussi de l'envie de créer sous contrainte en restant plongés dans l'univers des créateurs qui les fascinent : Max Ernst, les graphistes punks comme Jamie Reid, le surréalisme pop, les fables littéraires du XVIIe siècle... Les Mondes Promis est un livre fascinant, complexe, l'atlas détaillé d'un fabuleux voyage intérieur.
RACKHAM 4 vieux enfoirés
28 EUR
Nous sommes en 2029. Le monde est en proie à la déperdition. Chacun lutte pour sa survie dans une société de consommation à l'agonie. La fin de la civilisation occidentale est proche. Un ordre unique semble régner au milieu du chaos : celui d'une haine féroce que la jeunesse voue envers les plus vieux, considérés comme d'inutiles fardeaux et tenus pour responsables du désastre collectif. Colt, septuagénaire sur le déclin, traîne sa carcasse de combines en combines.Rongé par l'amertume, il remâche les débris d'une ancienne vie durant laquelle il était guitariste d'un groupe de rock populaire, Les 4 enfoirés Son seul souhait serait de le reformer pour une ultime représentation, et noyer son chagrin dans la transe musicale. Mais quand sa maison part en fumée, Colt est contraint de rejoindre un hospice, Villa Doris, où intrigues et machinations ne tardent pas à se faire jour, malmenant son besoin de sérénité.C'est alors que dans son obstination à remettre son groupe sur pied, il exhume sans le vouloir le terrible mystère de Villa Doris. Traversée par une ironie mordante, surmontée çà et là de quelques touches de polar et de fantastique, la dystopie de Simone Angelini et Marco Taddei dresse le portrait désenchanté de la jeunesse actuelle, laminée par le consumérisme et la précarité. Multipliant les situations absurdes et les personnages extravagants, elle pourrait bien être l'évocation féroce du futur qui nous attend.
RACKHAM le quartier des marchands de beauté
26.4 EUR
Un éditeur de cartes postales fait immortaliser les monuments et bâtiments notables qui bordent l'Ornemental avenue : l'Institut de recherche sur la Soupe aux noisettes, les Archives municipales des tâches de naissance, l'Observatoire national du thermomètre rectal... Une initiative audacieuse qui, malheureusement, ne rencontrera pas le succès escompté auprès des visiteurs de passage. Par contre, nous aurons là l'une des rares occasions d'apercevoir furtivement Julius Knipl dans le plein exercice de son métier : photographe immobilier. Le reste du temps, ce placide quinquagénaire ne sera que le prétexte à notre plongée dans le New York suranné de Ben Katchor, à la découverte de personnages plus dérisoires et attachants les uns que les autres. Tous sont les témoins d'un temps qui file et qui fige, dans une désarmante poésie, les minuscules et hasardeuses entreprises dont les villes comme nos vies sont tissées. Passée l'acclimatation à l'écriture toute musicale de l'auteur, qui jongle comme personne avec texte et cases, on découvre dans l'oeuvre de Katchor, cachée derrière les nombreux éclats de rire, une création capable de bouleverser en profondeur notre vision du monde.
RACKHAM Transparents - Histoires de l'exil colombien
25 EUR
Camilo, Olga, Luciano, Orlando, Maura, Bernardo, Iris et Ángela, les exilés dont les existences se croisent dans les pages de Transparents, naissent de l'imagination de Javier de Isusi mais leurs histoires sont le fruit des témoignages recueillis par la Commission pour la Vérité en Colombie, une des trois institutions qui composent le Système intégré pour la vérité, la justice, la réparation et la non-répétition mis en place par la Colombie dans le cadre de l'accord de paix de 2016, à l'issue d'un des conflits les plus longs que le monde a pu voir : depuis la fin des années 1940, la guerre civile colombienne a causé 300 000 morts, le déplacement de 6 000 000 personnes et l'exil de 550 000 autres qui ont obtenu asile politique en plus de 30 pays différents.À l'heure où le pays semble sur le point de tourner enfin la page, Transparents évoque la nécessité de faire lumière sur le passé, de ne pas oublier les victimes et les souffrances des survivants ; souligne le besoin de mémoire, collective et individuelle, pour ne pas répéter les mêmes tragiques erreurs. Des récits mis en images par Javier de Isusi ressort, avant tout, une seule et profonde blessure que les huit protagonistes partagent avec tous ceux - exilés, réfugiés, migrants - que les guerres et la misère jettent sur les routes du monde entier. Un drame humain que l'un d'eux a évoqué par ces mots : « Après le deuil consécutif à la disparition d'un être cher et l'acceptation de notre propre mort, l'exil constitue peut-être la plus grande épreuve morale que puisse traverser un représentant du genre humain.?La perte du foyer et du pays, qu'elle soit imposée par les circonstances, choisie par l'individu ou le résultat de ces deux facteurs combinés, marque une rupture sans commune mesure, qui bouleverse l'existence de manière irréparable et change complètement la vision que l'individu exilé a de lui-même, du monde qui l'entoure et de son époque ». En donnant corps et voix à tous ceux qui ont perdu corps, voix et âme en quittant leurs chers et leurs maisons, Javier de Isusi nous interroge et nous rappelle que nous aussi - tout comme les protagonistes de Transparents - « nous pouvons changer ça » et nous avons notre rôle à jouer pour mettre fin à ces souffrances.
Rackham l'intrusion
24.3 EUR
Les pensées d'un mort errent au-dessus du Canal Saint-Martin. Les échos d'un destin absurde et cruel resurgissent. Charles, provincial "monté" à Paris, a en apparence tout réussi. Un travail, des maîtresses et une femme superbe, il accumule fièrement les succès. Tout va basculer le jour où débarque dans sa vie bien rangée son frère Serge, paumé et mal dans sa peau... Après un remarquable premier album, En série, paru en 2002 aux éditions Frémok, Aude Samama revient avec un livre qui confirme son goût pour les intrigues intimes et passionnelles. Dans la lignée de Breccia ou Mattotti, elle affirme une sensibilité unique empruntant les flammes de la peinture expressionniste pour transcrire des tragédies où plane l'ombre du désir. Simple et terrible, L'intrusion est un drame ardent qui vient confirmer une nouvelle voix dans la bande dessinée d'aujourd'hui.
RACKHAM la suite du paradis
20.3 EUR
Voilà une lecture de la Genèse (pour être plus précis, de l'épisode de l'expulsion d'Adam et Eve de l'Éden) qui va se faire remarquer par son originalité et par un traitement graphique iconoclaste. Structuré en mouvements - comme une suite musicale - le livre de Ville Ranta est parcouru de fond en comble par un humour subtil et espiègle.À première vue, l'Éden de l'auteur finlandais ne ressemble que de loin à celui de la tradition biblique : Dieu est égocentrique et possessif, Adam paresseux, les Anges un peu "à côté de la plaque"... On pourrait se croire dans une parodie irrespectueuse mais, pourtant La Suite du Paradis n'est rien de tout ça. Tout en s'éloignant de la simple illustration du texte biblique, Ville Ranta y reste étonnamment fidèle en le mêlant avec finesse au langage parlé pour créer des dialogues au ton savoureux abordant des questions telles que l'amour, la peur de la mort... En refermant le livre de Ville Ranta, après s'être régalés de ses reparties décalés et de ses aquarelles flamboyantes, on ne peut pas s'empêcher de réfléchir, un bref instant, au sens profond de la vie.
RACKHAM Petite Jérusalem
19 EUR
Quelques jours après la chute du mur de Berlin, un homme revient dans la ville qui l'a vu naître... et que peut-être il n'a jamais quitté. Il en arpente les rues dans un périple sans fin et ne s'arrête que pour écrire des courtes lettres à sa grand-mère, sans pourtant en attendre une réponse. Le passé refait lentement surface et ses souvenirs se fondent aux récits entendus de la bouche de ses proches... Il est entouré par des ombres qui se dessinent sur les murs ; les façades fatiguées des immeubles lui renvoient l'écho de langues désormais oubliées. Les fantômes des anciens habitants, que le XXe siècle finissant a emporté avec lui, l'entourent mêlant leurs voix avec celles des hommes et des femmes, ceux-ci bien réels, qui les ont remplacés.En redonnant vie et forme à ses souvenirs familiaux, Elettra Stamboulis brosse par petites touches un portrait intime de Salonique, trait d'union entre l'Orient et l'Occident, ville à l'histoire millénaire et aux multiples facettes séfarades, valaques, arméniennes, pontiques, albanaises ; ville emblématique d'un pays à l'identité hybride, la Grèce. Le récit d'Elettra Stamboulis en parcourt l'histoire récente : l'Occupation allemande, l'extermination presque totale de sa communauté juive, la Guerre civile qui l'a divisée et ensanglantée, comme le pays tout entier. La plume d'Angelo Mennillo redouble la dimension poétique du texte de Stamboulis et forge une clé de lecture puissante et originale de l'histoire en noir et blanc qui a été, et continue d'être, celle de la République hellénique.
RACKHAM Tomka
22 EUR
26 avril 1937. Un déluge de bombes franquistes s'abat sur Guernica, emportant la femme et l'enfant de Tomka. En quelques instants, sa vie bascule. La loi de son peuple exigeant que les coupables soient condamnés à mort, le gitan rejoint l'armée républicaine, bien décidé à abattre les assassins de sa famille. Enrôlé auprès des « Gadjé », cet étranger qui n'a plus soif que de vengeance survit à la faim et à la discipline militaire qu'il juge absurde. Au siège de Huesca, il rencontre une belle et courageuse combattante basque, Amalur. Tandis que la passion qui naît aussitôt entre eux les aide à surmonter les épreuves et semble les protéger de la folie meurtrière des hommes, sur le chemin de l'exil, un ultime drame les attend...Grâce à des images puissantes et des dialogues vifs, Massimo Carlotto et Giuseppe Palumbo plongent au coeur d'un conflit, à un tournant de notre histoire contemporaine où pourtant, durant un instant, « les paroles de chansons et le sens des rêves ont eu une chance de devenir réalité », selon Carlotto. Faisant défiler les faits historiques en toile de fond, ils donnent un relief éloquent à leurs personnages, tous inéluctablement happés par l'engrenage infernal de la guerre civile espagnole. À travers l'histoire de Tomka, celle d'un syndicaliste noir américain fuyant le Ku Klux Klan ou encore celle d'un militaire marocain devenu chair à canon des franquistes, c'est la mémoire de tous ceux qui se sont battus contre le fascisme pour leurs idéaux qui se rallume.
RACKHAM Depuis la nuit des temps
20 EUR
Mis en vignettes, l'un des plus vieux refrains du monde... Cela commence ainsi:Depuis la nuit des temps, et se décline immuablement... Depuis la nuit des temps, donc, l'humanité se compose d'anonymes en quête d'un même butin... chacun souhaitant chasser la proie de son prochain. Depuis la nuit des temps, aussi, tout chasseur se trouve lui-même frappé par une intraitable amnésie... ne sachant vite plus vers quelle proie jeter son dévolu. Alors, lorsque, de temps en temps, l'un d'entre eux vient à changer son fusil d'épaule, c'est toute la face du monde qui s'en trouve ébranlée... Sous l'apparence d'un conte destiné aux tout-petits comme aux plus grands, Medhi Melki, avec ses fins crayons et ses justes mots à lui, remet en question la légitimité des normes façonnant notre société. Des normes qui nous sont imposées, dont l'absurdité n'apporte pourtant que tristesse et malheur, voire violence. Des normes qui nous gouvernent et qui conditionnent même les écarts que nous pouvons faire. Des normes qu'il invite à faire voler en éclats grâce à un récit facétieusement protestataire et poétiquement subversif.
RACKHAM Succès, mode d'emploi
23 EUR
Ville est un jeune auteur de bande dessinée plein d'ambition qui vient d'entamer une carrière prometteuse, avec déjà quelques livres à son actif et une discrète notoriété dans son pays. Il ne rêve que d'une chose : voir son travail publié en France, le pays de la bande dessinée, celui des auteurs qu'il admire et où bonheur et succès sont à la portée de tout artiste talentueux. Un jour, le rêve de Ville semble enfin sur le point de se réaliser : l'un des auteurs les plus populaires de France lui propose de collaborer à un album qui sera publié chez un grand éditeur français. Bonheur et succès semblent être à portée de main et Ville se précipite à Paris pour les saisir. Mais une fois sur place, les choses ne se passent pas exactement comme il l'avait imaginé et Ville se rend bientôt compte que tout ce qui brille n'est pas or...Ironie, humour et une bonne dose d'auto-dérision émaillent les pages de ce récit aux fortes teintes autobiographiques où Ville Ranta met en scène, avec une remarquable franchise, les péripéties d'un artiste à la poursuite presque obsessionnelle de succès et fortune . En filigrane, l'auteur finlandais ne manque pas d'évoquer les relations difficiles, et parfois carrément impossibles, entre création et marché tout en brossant un portrait au vitriol du monde de l'édition et de la bande dessinée française.
Rackham Les mythes de Cthulhu
25 EUR
Au moment de sa première publication, en 1974, l’adaptation des Mythes de Cthulhu de H.P. Lovecraft par Norberto Buscaglia et Alberto Breccia fit l’effet d’une véritable bombe. Les critiques et la profession saluèrent unanimement le formidable bond en avant accompli par Breccia. Ce qui les étonna et qui étonne encore aujourd’hui, en permettant de classer les Mythes de Cthulhu parmi les chefs-d’œuvre de la bande dessinée, c’est la véritable débauche de solutions graphiques et d’expérimentations mises en œuvre par Breccia : pinceau sec, collages, utilisation de textures imprimées, tous ces moyens sont employés avec une surprenante liberté créative pour construire des nouveaux types de lumières et de matières. Parallèlement, Breccia développe un style différent pour chaque histoire, en passant avec aisance du réalisme à l’abstrait, pour coller le plus possible à l’atmosphère du récit. Son pari, pousser le lecteur à revivre les oppressantes atmosphères de Lovecraft, est pleinement gagné grâce à l’emploi savant de ces artifices, tant qu’aujourd’hui encore ces images dégagent une force inquiétante.Au délà de l’humilité avec laquelle les deux auteurs se rapprochent de l’œuvre de Lovecraft, ne modifiant pratiquement jamais le texte d’origine, le choix de Breccia et Buscaglia de baser tout le récit sur des larges « citations » sans presque jamais utiliser des dialogues, ne fait que centrer encore plus le travail d’adaptation sur le « rendu » graphique des atmosphères suggérées par l’écrivain. Plus de quarante ans plus tard, « Les Mythes de Cthulhu», restent un des plus lumineux exemples d’adaptation en bande dessinée d’un texte littéraire, sans doute la meilleure transposition de l’œuvre de Lovecraft et un des sommets de l’art d’Alberto Breccia.L’édition publiée par Rackham en 2004 (la première qui présente l’intégralité du cycle de Cthulhu) étant épuisée depuis longtemps, nous avons décidé d’en réaliser une nouvelle, dans un format différent et entièrement revue et corrigée, mais toujours imprimée en bichromie et en trame aléatoire pour rendre au mieux le formidable travail du Maître de Haedo.
Rackham À cause d'une fleur
38 EUR
Antonia vit dans un bourg habité uniquement par des chiens et des geckos. Tous les hameaux voisins se sont vidés de leurs habitants et toutes les terres autour semblent stériles. Dans le village d'Antonia, ou moins dans ce qu'il en reste, pousse une fleur qui lui rappelle des temps meilleurs, le souvenir de la gaieté de ce lieu et la fertilité des champs. Prendre soin de cette fleur, la maintenir en vie à tout prix, devient le but principal de l'existence d'Antonia. Mais une visite inattendue va l'aider à entreprendre un voyage initiatique au cours duquel elle va redécouvrir une vie qu'elle croyait avoir perdue et apprendre à cultiver la fleur de ses désirs. Avec légèreté et délicatesse, María Medem nous entraîne dans son monde de couchers de soleil orangés, de paysages aux couleurs éclatantes, de gouttes de rosée et de pluie suspendues aux brins d'herbe, d'oiseaux flottant dans un ciel déchiré par les panaches des nuages, de nature qui s'exprime en toute liberté. Dans À cause d'une fleur, María Medem construit un univers dont les images continuent de nous habiter longtemps après avoir renfermé son livre ;un poème visuel remarquable de créativité et cohérence, hymne à la douceur de la solitude et à la chaleur des rencontres.
RACKHAM Breccia - Conversations avec Juan Sasturain
33 EUR
Alberto Breccia, l'un des auteurs de bande dessinée les plus importants du XXe siècle, a brisé les codes et révolutionné le genre. Faisant figure de précurseur, il a enrichi le neuvième art d'un sens nouveau et en a élargi les potentialités narratives.Les entretiens recueillis dans ce volume, fruit de conversations menées à bâtons rompus entre le dessinateur et le scénariste Juan Sasturain, dévoilent les multiples facettes du créateur en même temps qu'un homme au caractère intègre, tendre et doux, mais aussi têtu et caractériel. Un homme qui s'est fait tout seul et sans détours, unique et inoubliable.Longtemps restées enfouies dans les archives de Sasturain, ces confidences enregistrées sur cassettes ont depuis fait l'objet de retranscriptions fidèles, classées par thèmes : ses premiers pas dans la profession, ses relations avec confrères et éditeurs, ses intérêts, influences, sources visuelles et littéraires mais aussi la genèse de ses histoires, sa conception du travail de dessinateur et enfin sa vision de la bande dessinée comme moyen d'expression à part entière. Le tout forme un éclairage incomparable et souvent inédit à la fois sur l'artiste et sur l'homme.Les textes de Breccia sont accompagnés d'un grand nombre d'illustrations, la plupart encore jamais présentées, et d'un corpus de notes permettant de familiariser le lecteur français avec les situations et les personnages qu'y sont évoqués. Une chronologie détaillée situe pour finir l'oeuvre de Breccia dans son contexte historique.
RACKHAM Un rêve d'Europe
25 EUR
Durant l'été 2017, Fabian Goranson a fait le tour de l'Europe en compagnie de son ami Daniel Berg, désireux de comprendre, au plus près des populations, pourquoi tout un continent semble s'effondrer sous le double poids de la crise migratoire et du chômage grandissant, et pourquoi il se révèle impuissant face à la montée du racisme et de la xénophobie, portés par des mouvements fascisants. De Stockholm à Berlin, de Bruxelles à Nantes ou encore de Marseille à Gênes, le voyageur va à la rencontre d'artistes et d'activistes, de chercheurs et de journalistes, sans jamais oublier de s'immerger dans le flot vital qui parcourt le continent. À Belgrade, il découvre une singulière collection de bâtons témoins ; il a la gueule de bois à Budapest et fait une crise de panique à Rome; à Varsovie, il se retrouve au milieu d'une manifestation violente... Étape après étape, à force d'observation, d'écoute et d'interrogations, Goranson dresse un portait sans fard d'un continent coincé entre un héritage historique lourd à porter et un avenir qui se resserre. Honnête et lucide, mais aussi poétique et ironique, Un rêve d'Europe ébranle nos idées reçues et nos certitudes. Il invite à une remise en question globale sur l'Europe, aujourd'hui plus que jamais nécessaire.
RACKHAM maria et moi
19.3 EUR
Bien plus qu'un amusant journal de voyage ou qu'un simple détour dans le monde d'une enfant particulière, ce petit chef-d'oeuvre, qui va ravir les amateurs de bande dessinée, est un véritable manuel pédagogique qui en apprend bien plus sur l'autisme que de nombreux ouvrages académiques consacrés à cette question sur l'être humain dans sa diversité et sur notre société.
RACKHAM Tout va mal
33 EUR
"Tout va mal, mais le dessin se porte bien", dit Sergio Aquindo. Le dessin de presse (le dessin tout court), jouit même d'une étonnante santé. En période de crise, le dessin (d'humour ou pas) reste un des moyens les plus directs et personnels pour parler de l'actualité. En 120 dessins, publiés principalement dans Le Monde, ce "journal d'un dessinateur de presse" parcourt vingt ans d'affaires, de drames et de conflits, que Sergio Aquindo traduit dans son univers personnel en images sombres ou grinçantes, poétiques et inattendues. Il rend aussi un vibrant hommage aux artistes qui ont fait du dessin de presse un art : Goya, Grandville, Roland Topor, Käthe Kollwitz, Luis Scafati... De courts textes accompagnent les images et racontent les coulisses du dessin de presse, les discussions avec les journalistes ou directeurs artistiques, ou collègues ou kiosquiers, ses rêves, ses ratés ou ses réussites... Un chapitre spécial du livre est dédié au procès des attentats du Bataclan, que Sergio Aquindo a suivi pour Le Monde entre 2021 et 2022. Défilent alors des accusés de terrorisme, leurs parents et leurs victimes, leurs avocats un président de la République, des enquêteurs... et des dessinateurs d'audience.
RACKHAM Le labyrinthe de Kamilée
20 EUR
Suite à une maladie infantile, Kamilée souffre de surdité. Délaissée par des parents empêtrés dans leurs soucis personnels et incapables de s'occuper d'elle, la petite fille trouve refuge auprès de son grand-père. Au fil du temps, ils développent entre eux un langage de signes particulier qui leur permet de communiquer par le geste, au-delà du handicap. Devenue adolescente, Kamilée est désormais le bras-droit de son grand-père qui tient une boutique d'oiseaux.Chargée des livraisons, elle part à la rencontre de drôles de clients, comme le mystérieux Ruben, passionné d'oiseaux des marais, et Madame Flora, à qui elle apporte régulièrement une pâtisserie au nom évocateur, le « plaisir pénétrant ».Telle Ariane en son labyrinthe, progressant d'énigmes en énigmes au fil de leurs confidences, Kamilée renoue le fil d'une relation étroite qui unit son grand-père à ses deux clients, jusqu'à faire une découverte qui changera à jamais le cours de sa propre existence. À travers une fable des temps modernes, Kati Kovács explore avec légèreté et humour toute la complexité des relations humaines. Attachants, hauts en couleurs mais aussi fragiles et broyés par des drames intimes, les personnages que la dessinatrice finlandaise dépeint incarnent des chemins de vies brisées. Mais si leur passé témoigne d'une plongée dans un dédale, avec ses parts d'ombre et de secrets inavouables, l'issue se révèlera pour tous salvatrice.
RACKHAM I'm every woman
26 EUR
C'est d'épouses, fiancées et copines dont il est question dans ce livre... Madame Elvis Presley, Madame Joseph Staline, Madame Jackson Pollock... et plein d'autres. Réunies par un seul et même destin : être les victimes d'hommes incapables de se comporter de façon normale et raisonnable avec leur partenaire. Qui étaient vraiment ces femmes et comment leur désir de vivre un amour romantique a pu pourrir à un tel point toute leur existence ? Page après page, Liv Strömquist lance ses flèches empoisonnées contre l'ordre patriarcal. Elle en explore dans les moindres recoins les dispositifs de domination sans oublier de donner au passage, toujours avec l'humour cinglant et la légèreté qui sont les siennes, des réponses à des questions telles : Qui étaient les pires boyfriends de l'Histoire ? Pourquoi Ingmar Bergman a cru bon féconder toutes les femmes qui, en Suède, avaient des ambitions artistiques ? Pourquoi l'archange Gabriel appelait les femmes des « putains » ? Pourquoi tous les enfants sont-ils des conservateurs bien de droite ? Et pourquoi les hommes qui défendent le plus les valeurs de la famille nucléaire (à l'instar d'un certain Pape) ne vivent jamais dans ce type de famille ? En s'appuyant sur des références qui vont de la sitcom « Friends » à la biographie de Staline de Simon Sebag Montefiore, Liv Strömquist poursuit avec intelligence et finesse sa critique sans concessions des valeurs masculines qui dominent la société contemporaine.
RACKHAM la dette
21 EUR
L'humoriste Benjamín Castano est dans le creux de la vague : à peine largué, fraîchement chômeur, il est également en passe d'être expulsé par son propriétaire. Comme si cela ne suffisait pas, des fantômes de son passé ressurgissent et le voici poursuivi nuit et jour par un drôle de personnage accoutré d'une queue-de-pie et d'un haut-de-forme. C'est en réalité l'employé d'un créancier auprès duquel Castano a contracté une lourde dette, venant lui rappeler en lui criant dans les oreilles son statut et s'assurant qu'il est bien à la recherche d'un emploi.La dégringolade s'accentue encore tandis que sa mère meurt et qu'il est contraint de retourner dans son village natal. Un retour aux sources et des retrouvailles qui seront peut-être salvateurs, à moins que le sort ne continue de s'acharner contre lui. Les péripéties de Benjamín Castano effleurent sans cesse la fine frontière entre la tragédie et la comédie.
RACKHAM samedi répit
27 EUR
Tel Caron, le passeur du Styx, un Arlequin en noir et blanc nous fait traver-ser un marais brumeux vers une banlieue jadis prospère et à présent déser-tée où ne demeurent plus que les laissés pour compte. Des gens sans travail ni espoir, se traînant d'un bistrot minable à un immeuble lépreux, survivant au jour le jour de combines et de menus larcins. Cette ville qui se délite au-tour d'eux les opprime, les anéantit, au point que leur désespoir n'arrive même plus à se muer en révolte mais se cristallise en une haine stupide et aveugle.Andrea Bruno ne se contente pas de nous raconter une banale histoire de vol de voiture ; il évoque, par des dialogues fragmentés et des images à la beauté violente, toute la détresse de cette humanité perdue. Bruno répand l'encre noir du pessimisme sur la blancheur aveuglante du papier ; il tra-vaille et contraint la lumière, la fait jaillir de la page et gicler dans nos yeux.Samedi répit est un coup de poing au ventre, douloureux mais nécessaire.
RACKHAM l'hiver du dessinateur
22.3 EUR
L'Hiver du dessinateur est l'histoire vraie d'un combat pour la dignité et la liberté ; une bataille perdue par un petit groupe d'artistes qui se battent pour être maîtres de leurs choix, de leurs oeuvres et de leur destin.Un groupe de dessinateurs talentueux quittent la toute-puissante maison qui les emploie et décident de fonder leur propre revue de bandes dessinées ; ils fuient la tutelle oppressante de leur éditeur. Cette publication, entièrement autogérée séduit les lecteurs dès son premier numéro. Mais ce rêve d'autonomie et de liberté ne va pas durer longtemps. L'ancien patron concurrence la revue de ses ex-employés, en sabote la distribution et enfin, la rachète pour la publier à son compte.S'inspirant de faits et de personnages réels - la revue s'appelait Tio Vivo et l'histoire s'est déroulée dans l'Espagne des années 50 - Paco Roca raconte avec finesse la passionnante aventure de ce petit groupe d'artistes. L'hiver du dessinateur a reçu les prix du meilleur Album et du Meilleur Scénario à l'occasion de l'édition 2011 du Salon Internacional del Cómic de Barcelone
RACKHAM Grand hôtel abîme
27 EUR
Nous sommes dans un futur proche, dans un monde qu'on ne finit pas de saigner à blanc et où le Pouvoir a déployé un brouillard épais qui en occulte la vérité. Un écran fait de millions d'écrans d'où, dans un immense et continu bavardage, se répandent des flots d'images et de mots mis en circulation dans le seul but de travestir la réalité. C'est un monde peuplé de silencieux et d'immobiles ; de temps à autre, certains explosent dans un acte fou, une violence primitive, expression d'une souffrance morale qui rend la vie invivable. Tout semble suspendu dans une sorte de danse cosmique, sans fin, dans cette loi de la conservation de la violence dont parlait Pierre Bourdieu. Soudain, l'empire du mensonge est bousculé par une fureur irrésistible : c'est l'émeute qui sème le chaos et qui fait éclater la vérité. Grand Hôtel Abîme met en scène une dystopie effrayante tout autant que familière, tant elle s'abreuve de « faits » que nous venons peut-être de lire dans les journaux ou de voir à la télévision, aboutissant à une satire politique et sociale qui ne cesse de mettre l'accent sur des questions bien contemporaines. L'expérimentation formelle de Marcos Prior, le découpage dynamique et l'extraordinaire palette de David Rubín sont les moteurs de ce récit « d'anticipation » où les deux auteurs appellent à mettre le feu au lourd rideau du mensonge.
RACKHAM la mère machine ; l'histoire des ateliers tosco
28.4 EUR
"petite machine! mais dites-moi, qui est donc l'horloger fou, qui ajusta les vis et les boulons de cette machine d'amour?", demandait teéfilo ibafiez dans le tango "maquinita". La mère machine, conçue dans un petit atelier de la périphérie de buenos aires, était alors sur toutes les lèvres et dans bien des foyers argentins. méprisé par les hommes de science de son temps, peu à peu oublié, son créateur, tulio tosco (1902-1963), mérite pourtant une place particulière dans l'histoire des inventeurs. les archives constituées par ses enfants après sa mort permettent enfin de révéler toute l'originalité de l'oeuvre de "l'horloger fou", qu'on ne saurait réduire à une simple curiosité du xxe siècle.